On soigne avec les mots

Comment présenter ce qui va se passer ? Comment trouver les mots pour donner envie aux personnes âgées de laisser entrer chez elle une inconnue (Isabelle Loubère ou Lydie Palaric) au motif que c’est pour leur bien ? Le dire. Parler de bien-être est une option, comme dire d’un médicament ou d’un aliment qu’il est bon pour la santé. Le dire est le début du soin. On soigne avec les mots. Les aides-soignantes le savent bien qui cherchent les mots pour le dire.

« Il ne faut pas perdre de vue que nous sommes déjà 10 aides-soignantes à nous relayer chez eux ! » rappelle l’une d’entre elles. Et qu’elles sont connues pour travailler comme une seule personne, ce dont les bénéficiaires leur sont reconnaissants. Il va falloir faire entrer de la singularité dans ce système bien huilé. C’est un risque pour tout le monde. On n’entre pas n’importe comment chez les gens.

Peu avant que la réunion ne se termine, Graziella aimerait « que le bien-être soit autant pour les bénéficiaires que pour les aides-soignantes ».

One comment

  • Ne peut être parler que de rencontres et d’échanges. Le bien être est la conséquence d’un tout.
    Si les aides soignantes sont notre point d’accroche, nous ne pouvons pas faire sans elles, et sans le lien de confiance qu’elles construisent au jour le jour, porte d’entrée pour toutes autres nouvelles personnes.
    Lien invisible de la confiance …. le prendre soin par les actes de soins, les mots, les petites marques d’attentions ou d’inquiétude pour l’autre.

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